FM-GAS

Le plaisir au quotidien
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Les Cents Jours De Perrin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Dhorasoo
Membre de rang 8
Membre de rang 8
avatar

Masculin Balance Nombre de messages : 1464
Age : 30
Localisation : Le Havre
Rubriques préférées : Football Manager
Loisirs : Foot, PC, FM ...
Date d'inscription : 27/04/2006

Feuille de personnage
Footballeurs favoris: Henry, Messi, N’Zogbia, Villa, Dhorasoo, Zidane
Equipes de foot favorites: Bordeaux, Valencia, Man Utd et Arsenal
Célébrités féminines favorite: Nicole Scherzinger et Eva Longoria

MessageSujet: Les Cents Jours De Perrin   Mer 17 Oct - 18:16

Les cent jours de Perrin

Voilà un peu plus de cent jours qu’Alain Perrin dirige l’Olympique Lyonnais. Si son bilan est bon en championnat, il est calamiteux en Ligue des Champions. Premier état des lieux de sa gouvernance.

Son bilan sportif
Les résultats de l’OL version Alain Perrin sont forcément mitigés. En championnat, Lyon occupe la tête en compagnie de Nancy après dix journées. Les débuts poussifs, marqués par deux revers à Toulouse (1-0) et Lorient (2-1), ont été gommés par une belle série de sept matchs sans défaite. L’OL est donc sur les rails pour atteindre son objectif majeur : un septième titre de champion de France. En revanche, le deuxième objectif du club est loin d’être en bonne voie. Avec deux sévères défaites au compteur en deux rencontres face à Barcelone (3-0) et les Glasgow Rangers (3-0), la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions est sérieusement compromise. Au club, on évoque déjà la troisième place qui permettrait au club de poursuivre l’aventure européenne en Coupe de l’UEFA. Maigre consolation… Alain Perrin n’est pas exempt de tout reproche dans ce début de saison à géométrie variable. Néanmoins, on se demande bien quel entraîneur aurait pu faire des miracles en récupérant une équipe qui a vendu six joueurs majeurs (Malouda, Abidal, Tiago, Caçapa, Wiltord, Diarra) et perdu sur blessure deux éléments clés comme Coupet et Cris.

Sa relation avec les joueurs
Dès sa nomination, les premières interrogations sur la réussite de la greffe Perrin à l’OL ont surgi. Sa méthode et son caractère n’allaient-ils pas faire des étincelles dans un groupe habitué à se gérer et qui relègue souvent le coach à un rôle de chef d’orchestre ? Les premières prises de bec avec le super intendant Perrin n’ont pas tardé. Dès la Corée du Sud, les joueurs ont désigné des porte-parole pour transmettre leurs griefs au nouveau boss (entraînements trop durs et trop didactiques). Perrin arrête trop le jeu pour expliquer dans le moindre détail ce qu’il désire. Il n’hésite pas à élever la voix. Son interventionnisme passe peu. « C’est un bataillon d’infanterie qu’il faut lui confier », lâche un joueur à un confident. Au fil des semaines, Alain Perrin, qui ne cherche pas à faire copain-copain avec les gars, a pris la mesure de son groupe et mis de l’eau dans son vin. L’affaire de la séance vidéo séchée par Juninho en est la preuve. Loin de s’offusquer de l’attitude de son capitaine, le technicien a même avoué que « le staff est là pour avaler des couleuvres ». On est bien loin du général décrit par ses ennemis. Et puis, quand Perrin assume sa pleine responsabilité dans la défaite contre les Rangers, les joueurs apprécient.

La connexion avec les dirigeants
A Lyon, la question de la place de l’entraîneur au sein du club est aussi vieille que la mise en place du triumvirat président-entraîneur-conseiller. Cette année, Perrin a succédé à Houllier dans le trio que forme le technicien avec Aulas et Lacombe. A l’OL, Aulas dirige et donne son avis sur tout. Lacombe recrute et donne des conseils au coach quand il lui demande. Ce fonctionnement a fait ses preuves. Les entraîneurs le connaissent en signant leur juteux contrat. Ceux qui ne l’acceptent pas (ou plus) peuvent toujours s’en aller. Santini, Le Guen et Houllier sont partis d’eux-mêmes. Alain Perrin a parfaitement conscience de sa marge de manœuvre. Cet été, il a réclamé Armand et un attaquant supplémentaire. Il a eu Grosso et c’est tout. Après Barcelone, Aulas a pointé du doigt son « pari raté ». Après les Rangers, Perrin a déjeuné avec Lacombe et Aulas. Le président s’est fendu d’une interview sur le site Internet officiel du club pour lancer un message : « J’ai demandé à Alain Perrin d’expliquer ses choix. J’ai indiqué qu’il fallait s’appuyer sur les points forts plus que sur des innovations. » Perrin, qui a fait preuve d’intelligence en refusant de se braquer, réfute l’idée d’ingérence. Il n’y a que dans le football où le principal dirigeant n’aurait pas son mot à dire sur le boulot de ses employés ? Tel un premier ministre d’avant-Sarkozy, le coach aurait son domaine réservé ? Aulas s’est comporté en patron. Il prévient : « Les correctifs dont nous avons parlé vont permettre de redresser la barre. J’en suis convaincu. Si cela n’allait pas dans le sens attendu, je prendrais d’autres décisions. Nous ne sommes pas masochistes. » Comme tout le monde, Perrin a reçu le message cinq sur cinq. C’est ce qui lui permet, cent jours après sa prise de fonctions, de passer entre les gouttes.

Son image
Alain Perrin a été choisi pour son côté moderne avec tout ce que cela englobe : relative jeunesse pour le poste (51 ans), sens tactique, rigueur ou encore maîtrise de la communication. A son arrivée, l’entraîneur dégageait la réputation d’un homme rigide à la discipline militaire. Depuis trois mois, il s’efforce de dégonfler cette image qu’il traîne depuis ses débuts quand il dirigeait Troyes. En dix ans de haut niveau, il a eu le temps d’affiner sa méthode et il le fait savoir. Quand l’OL traverse une tempête, il fait front en venant s’exprimer devant les médias. Quand le surnom PPH (ndlr : ne passera pas l’hiver) sort dans la presse, il en rit. Là où Gérard Houllier était un homme politique déguisé en entraîneur, Alain Perrin est un homme de terrain au sens large du terme. Il adore le ballon et aime en parler. Avec lui, pas de langue de bois. Il répond à tout et tout le temps. Extraits : « La défaite est-elle interdite à Bordeaux ? » Réponse, sourire en coin : « Par qui ? Y a-t-il une loi qui interdit la défaite ? Parce qu’il faut que je prévienne les joueurs ! » A Marseille, sa faconde lui avait valu l’ire de tout un club et son environnement. Quatre ans plus tard, s’est-il ouvert ou est-ce son discours qui passe mieux dans un landernau lyonnais plus policé ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Les Cents Jours De Perrin
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les 100 premiers jours du gouvernement vus par...
» Les 100 premiers jours du president Preval vus par les media
» Mes jours sont plus sombres que vos nuits [commentaires]
» LES 100 PREMIERS JOURS DU GOUVERNEMENT DE MADAME PIERRE LOUIS !
» Résultat d'un sondage virtuel des 100 jours de Martelly

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FM-GAS :: Actualités :: Football :: Football français :: Lyon-
Sauter vers: